Manifeste

De Wikilipo.

Lectures -- Adrien 21 février 2011 à 19:40 (UTC)

Michael, peux-tu brièvement introduire le texte de Baroni, expliquer pourquoi tu le proposes? --Adrien 21 février 2011 à 19:40 (UTC)

3ème brouillon pour un Manifeste de l'oeuvre d'art sur ordinateur -- Adrien 21 février 2011 à 19:43 (UTC)

Je propose de discuter ici le brouillon. Je passe la première partie, qui n'est pas très informative.

  1. Nous instituons les règles suivantes:

Plutôt principes.

  1. L'existence d'une oeuvre d'art sur ordinateur doit satisfaire les critères suivants:

L'existence ne satisfait jamais aucun critère. Les choses existent, éventuellement selon certaines conditions. Oeuvre d'art sur ordinateur ne correspond pas à l'ambition du manifeste. Dire: L'oeuvre d'art électronique est ceci ou cela.

  1. Ne pas contenir d'images, de séquences d'images, de sons, de musiques, de mots, de phrases, bref de formes pouvant être qualifiées de signifiantes en elles-mêmes par rapport à l'ensemble. N'inclure que des micro-fragments, des micro-phonèmes, des micro-échantillons.

L'expression formes pouvant être qualifiées de signifiantes en elles-mêmes par rapport à l'ensemble est problématique. Un son n'est pas signifiant en lui-même. Un phonème non plus. Le phonème est l'unité la plus petite de la phonologie, parler de micro-phonème ne fait pas sens. Il n'est pas clair qu'une image (un photo par exemple) signifie quoi que ce soit. Bref, ce passage devrait être ôté au profit de quelque chose de moins faux ou obscur. Par exemple:

- Ne pas manifester d'informations dont la forme ou le contenu n'ait été préalablement modifié par une action d'un programme constitutif de l'oeuvre.

  1. Les assemblages, transformations, métamorphoses, transitions, juxtapositions, évolutions, des images et/ou des sons fondamentaux sont intégralement pilotés par le ou les programmes. Il n'y a pas de partition ou scénario pré-écrits.

Ce passage présuppose qu'un programme n'est ni une partition ni un scénario pré-écrit. C'est faux. Si l'idée est de prévenir la linéarité ou la monotonie, il suffit de dire:

- Les propriété de chaque événement produit par l'oeuvre ne sont jamais entièrement déterminées par quelque programme constitutif de l'oeuvre avant exécution.

  1. L'oeuvre est constituée principalement par le processus temporel implémenté (réalisé à partir du modèle) par le programme. Le processus, les formes visuelles et sonores par lesquelles il est perçu et les stimuli qu'il peut recevoir concouRent tous symbiotiquement à la globalité de l'oeuvre.

Ceci est une glose sympathique du formalisme du début du 20 ème siècle. Pas très cybernétique. Je suggère de supprimer.

  1. Si signifiant il y a, il ne peut pas être attribué exclusivement aux formes, aux stimuli ou au processus, mais résulte des relations entre ceux-ci. En particulier, le processus ne génère pas de formes (images, séquences, sons, musique, mots, phrases) signifiantes en elles-mêmes par rapport à l'ensemble.

Même remarque qu'au point 3.

  1. Le processus est immergé dans le temps présent. Il existe ici et maintenant.

Si cette phrase signifie que le programme s'exécute au moment où il s'exécute, c'est un peu trivial. Si elle signifie quelque chose d'autre, elle est incompréhensible

  1. Le processus est essentiellement autonome. Ce n'est pas un pur instrument asservi dont on joue, ni un système purement réactif. En particulier, il peut comporter des éléments, fondamentaux ou superficiels, aléatoires.

Ok, il faudrait juste savoir ce qu'on entend par éléments.

  1. Aucun critère technologique n'est nécessaire, si ce n'est que l'oeuvre doit exister sur un ou plusieurs ordinateurs.

Plutôt:

- Aucun critère technologique n'est nécessaire, si ce n'est que l'oeuvre doit exister sur un ou plusieurs espaces de stockage informatiques.

Il faudrait aussi compléter certaines lacunes. En vrac:

Aspects descriptifs

  • tenir compte des oeuvres hybrides, i.e. qui sont partiellement dans des ordinateurs, et partiellement dehors (robotiques)
  • tenir compte des oeuvres en réseau
  • tenir compte des oeuvres consistant en partie dans le code lui-même (code art)
  • distinguer clairement:
    • oeuvres électroniques dépendantes d'un ordinateur
    • oeuvres électroniques indépendantes d'un ordinateur
    • oeuvres non-électroniques possiblement manifestées par un ordinateur
    • oeuvres non-électronique interactives (match d'impro)
    • jeux électroniques

Aspects normatifs

Moins il y en aura, moins vite se sera démodé – même s'il faut une ou deux sentences pour faire viril:

  • L'oeuvre électronique doit être la seule dont l'axiomatisation n'échoue pas à cause de l'indétermination psychologique.
  • L'oeuvre électronique ne doit pas sonner la fin de l'art, mais la fin d'une possibilité de l'art dépassant toutes les fins de possibilité de l'art précédentes dans le nombre de possibilités d'arts qu'elle épuise.
  • L'art électronique ne doit pas être un art, mais un art d'ordre supérieur, servant à générer de nouveaux arts – en premier lieu l'art photonique ou quantiques.
  • L'art électronique doit être le dernier des arts avant que l'art ne donne la vie et disparaisse.